Poèmes

 

 

 

               Chatterie

                                              

Le petit chat est mort ! Comme il était mignon.
Un chat sans pedigree, qui n’avait pas de nom.
Un vulgaire matou, né de mère inconnue
Qu’elle avait un matin trouvé dans une rue.

N’écoutant que son cœur, dans un élan soudain,
Elle prit le chaton dans le creux de ses mains.
Il était si petit, encore si fragile,
Se laisser attendrir ne fut pas difficile.

Le jeune vagabond devint un chat superbe,
Qui aimait au printemps à se rouler dans l’herbe,
Courait le papillon sous le soleil de juin,
Se pâmait à vos pieds pour quêter le  câlin.

Quand lui prenait l’envie, il partait en balade,
Fuguait les jours d’été pour d’autres escapades
Dans les jardins voisins, dans les bois d’alentour,
Libre comme le vent, mais fidèle toujours.

 

Quand il s’en revenait, à la lune pâlotte,
Ce tigre de salon se mettait en pelote.
Couché pattes en rond sur le coussin moelleux,
Il dormait tout son soûl, nez dans son poil soyeux.

Un jour fatal, hélas, sur la maudite route
Qui était à ses yeux attrayante, sans doute,
Par trop impatient de retrouver Sylvie,
Le petit imprudent dit adieu à la vie.

Bien vide est la maison depuis qu’il l’a quittée.
Délaissant tristement peluches et poupées,
La fillette au cœur gros pleure son compagnon.
Le petit chat est mort ! Il était si mignon.

                                                                                                                                                Renée Jeanne Mignard

Merci à Renée Jeanne Mignard d'avoir accepter que
je mette ces poèmes sur mon site